Le démantèlement de la centrale de Brennilis a repris

first_imgLe démantèlement de la centrale de Brennilis a reprisQuatre ans après l’arrêt du démantèlement de la centrale de Brennilis, celui-ci reprend, contesté par les antinucléaires qui le jugent “risqué” et “prématuré”.La centrale de Brennilis fut inaugurée en 1966 et a fonctionné pendant près de 20 ans. Mais depuis qu’elle a cessé sa production en 1985, cette unité à eau lourde attend pour être totalement démantelée. En 2007, les associations avaient ainsi obtenu l’arrêt du démantèlement total, jugé risqué par les antinucléaires en l’absence de toute enquête publique préalable. “C’est aussi risqué que prématuré car on inclut les échangeurs de chaleur qui sont à l’intérieur de l’enceinte réacteur”, s’indigne Chantal Cuisnier, de Sortir du Nucléaire Cornouailles.De son côté, le directeur du site, Jean-Christophe Couty, indique que “tout est prêt aujourd’hui pour engager le démantèlement partiel, le chantier préparatoire a commencé”. Il précise que “le projet d’EDF est de démanteler sans attendre”, avec l’objectif de tout finir à l’horizon 2020-2030. Ce qui doit se faire dans le “respect de la sécurité, de l’environnement et de la santé des travailleurs”. Parallèlement à la relance des travaux, EDF lance une nouvelle demande d’autorisation pour démanteler le bloc réacteur, sa cuve et son enceinte. “Je comprends le souhait de faire disparaître cette verrue, mais il faut bien comprendre que ce terrain sera contaminé à jamais, essayons de ne pas aggraver le problème en démantelant trop vite”, dit Chantal Cuisnier. En effet, pour les antinucléaires, “cela ne sert à rien de transporter ailleurs les déchets radioactifs, c’est une fuite en avant” et il faut ouvrir un “vrai débat démocratique” sur la fin de vie des centrales, rapporte TV5monde. Une superficie réduite de 44 hectares À lire aussiLe pied d’éléphant, cette effrayante masse radioactive cachée dans les entrailles de TchernobylAutres sujets de contestation de la part des militants : le coût du démantèlement qui reste flou et la cartographie exacte des contaminations qui n’est pas connue. EDF, ne communique qu’un montant global prévisionnel pour l’ensemble du parc obsolète, à savoir “deux milliards d’euros pour neuf centrales”. Concernant les pollutions du site, la direction se contente de répondre que “les conséquences des différents événements accidentels inscrits dans l’historique de la centrale sont faibles en terme de surface et de contamination”. L’installation de Brennilis a déjà été grandement réduite, et plusieurs bâtiments ont déjà disparu. La superficie du site est passée de cinquante à six hectares. Pour l’heure, environ 100.000 tonnes de déchets (dont 20% radioactifs) ont été déblayés. EDF a également indiqué que les combustibles usagés et fluides contaminés déjà évacués ont été entreposés à Cadarache “dans l’attente de traitement approprié”, les déchets les plus radioactifs étant stockés dans l’Ain, au Bugey. Par ailleurs, des consultations ont commencé pour l’implantation d’une centrale de production d’électricité au gaz.Le 24 octobre 2011 à 13:51 • Maxime Lambertlast_img

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